Les Révélations

Le Kiffe

La première révélation se trouve dans la découverte de la clé. Le changement de mode est si simple qu’on se demande comment on a pu danser jusqu’aujourd’hui sans avoir essayé un jour. On peut l’imager comme le fait de changer de mode de locomotion entre un wagon dur à hisser et le départ au sommet d’une montagne russe, où il suffit de descendre sans fin en nous laissant guider en ressentant chaque virages et loopings avec une précision grandissante. Changez de rail, osez danser à l’envers de tout le monde, en suivant votre intériorité.

La première révélation se trouve dans l’amour pour la danse, vous devinerez que le plaisir est semblable à faire l’amour à la musique. Plus vous entrerez dans la transe, plus vous aurez envie d’un partenaire viril et solide, jusqu’à aimer les musiques les plus dures aux sons qui grattent. Vous finirez peux être même par aimer la rapidité et tenter de vaincre le DJ sur de la musique break ou french core où le beat s’arrête et reprends à demi temps. Ça en devient sportif. Vous voudrez aller encore plus vite. C’est enivrant.

 

Le Contrôle

Seule la grounding permet de suivre les rythmes élevés car elle permet de doser facilement la puissance de nos gestes, jusqu’à les réduire précisément pour l’imiter notre inertie. Les mouvements larges deviennent contreproductifs puisqu’ils ne permettent pas de revenir en place à temps. La grounding permet d’apprendre cette régulation de pour s’adapter rapidement à n’importe quel rythme. L’économie d’énergie se ressent grandement, on ne la perd plus à sauter dans tous les sens.

La Force

De ce contrôle nait une sensation de facilité, de détente, l’impression de surfer sur des vagues ou voler librement dans les airs. On a l’impression que rien ne peut plus nous faire perdre le beat et on jouit sur chaque reprise au bout des huit mesures qui deviennent naturellement palpables.

Danser devient facile, un jeu d’enfant.

Danser devient une détente, où l’on se sent souverain, où l’on perçoit notre grandeur d’âme, notre puissance d’action, notre gout pour la vie.

 

La guérison

Sans savoir encore bien l’expliquer, la danse en général nous guérit. Mais que dire de la transe…

Ces mouvements apportent une telle fluidité entre l’eau et le feu, entre la force et la tendresse, que nos fluides vitaux ne rencontrent plus aucune résistance pour dénouer les blocages émotionnels.

On ouvre les vannes du bonheur

La transe nous redonne du courage et de la confiance en soi. On se sent vivant et libre d’exprimer n’importe quelle émotion.

C’est la thérapie la plus abordable pour nous libérer du stress moderne.

 

La Communication

Un groundeur ne parle pas, il kiffe.

La seule chose qu’il peut partager, c’est un petit sourire en coin à un autre groundeur, qui témoigne d’une sensation partagée, un même délire. Ou simplement un son qu’il apprécie actuellement. Il est très attentif, sa communication reste axée sur la musique et sur le moment présent.

 

L’Illusion

Comme tout nouveau pouvoir, il peut se retourner contre nous. Si nous restons centrés par l’euphorie et la sensation de puissance nous risquons simplement de devenirs addict et une fausse perception de facilité dans la vie. Comme dans les rituels chamaniques, il ne faut pas rester bloqué sur les motifs en vision, sous risque de se laisser hypnotiser et rester perchés.

La transe permet d’entrer en communication avec soi-même, en s’observant hors de l’égo. L’expérience devient sacrée à l’instant où l’intention de travailler sur soi nait.

 

Le Chemin Personnel

Dès lors, le chemin commence… Il est individuel et ne peut s’apprendre autrement que par soi-même. Les expériences diffèrent pour chacun. Mieux vaut s’en servir pour faire le point sur sa vie sans se mentir. Des lors que l’on projette des mises en scène dans notre tête, alors nous tombons dans le piège de l’égo. Paradoxalement, tant que l’on maintient l’état de plaisir égoïste et jouissif, nous dissolvons toute pensée d’orgueil.

Sur le dancefloor, nombreux sont ceux qui viennent pour séduire. C’est avant tout un lieu de rencontre. Nous nous sommes programmés à rechercher comment mieux danser pour plaire. Alors que la danse permet d’oublier toutes les charges de la vie, il nous restera tout de même nos émotions sociale et sexuelles, notre besoin d’attention qui nous pousse à vouloir être remarqués. La prise de jouissance permet de couper à cela.

Si vous n’arrivez pas à sortir de la pression du regard des autres, dites-vous « je kiffe et je vous emmerde ». Ne vous interdisez pas de vous construire un bouclier énergétique, bien que vous aimiez les gens qui vous entourent.

En revanche si vous avez besoin de dégonfler votre égo des émules que vous générez, sachez remercier et gratifier la joie de connaitre cet état ou la danse devient facile, restez bienveillants et pédagogues. Ne méprisez pas les autres car certains feront de plus grands exploits lorsqu’ils auront compris. Le risque est de penser que l’on est devenu un bon danseur, alors que tout ce qu’on a fait est simplement d’entrer dans le rythme, rien de plus.

 

Le partage

Celui qui transmet ses connaissances devient adulte, formons des groupes et allumons le feu rituel.

Synchronisons-nous en rythme et frappons la terre toute la nuit tel un battement de cœur et partageons nos jouissances jusqu’au lever du jour !

Vidéos ->

<- Précédant

Publicités

Les Drogues

Le monde de la nuit est intimement lié à l’usage des drogues.

Que ce soit l’alcool à la fête du village ou bien les stupéfiants dans les rave party.

L’interdit ne suffit pas à limiter les dégâts, bien au contraire…

Il me semblerait utile de mieux sensibiliser nos jeunes aux risques encourus.

Les drogues possèdent leur utilité propre et elles deviennent dangereuse lorsqu’elles sont prises en dehors de leur contexte. Bien qu’il y ait aussi des drogues sans utilité qui ne devraient même pas exister tant elles sont addictives et destructrices.

Mieux vaut bien s’informer et avoir le retour d’expérience de ceux qui en reviennent avant de tester n’importe quoi.

Même si l’addiction n’est pas toujours physiologique, elle peut le devenir. Le cerveau crée facilement des liens entre les expérience physiques et psychoactives aboutissant à des habitudes. Se fixer des longues périodes de délai entre les expériences permet de maintenir le savoir de s’amuser sans.

Dans le moins pire des cas, car légal, l’alcool modéré aide la transabilité. Non pas pour la désinhibition sociale, mais comme un conducteur entre la musique et notre corps. Par contre, trop d’alcool tue l’expérience de transe.

L’utilisation de drogue doit rester sacralisée, c’est-à-dire dans un but noble et constructif. Un plaisir contre un travail sur soi. Ou plutôt le plaisir de travailler sur soi. Gardez en tête une intention claire et pourquoi vous êtes là.

N’ayant qu’une faible expérience de leur usage, je ne peux présenter que ma propre interprétation que je m’en fais. Je manque de connaissances sur le sujet.

A commencer par les pires, que j’appelle les drogues du désespoir et qui sont consommées dans des contextes sociaux qu’il vaut mieux fuir pour s’en sortir. Celles qui créent un manque physiologique fort et immédiat. Héroïne, Crack, substituts et apparentés. Chanceux sont ceux qui n’y ont jamais gouté.

Très répandue, la Coke est désastreuse. Elle coute cher et dure peu, elle offre une illusion de puissance et d’endurance, tout comme les amphétamines, elles créent une forte dépendance tout en nous éloignant de nous-même. Je les appelle les drogues de l’égo.

Les drogues de détente, telles que le cannabis sont moins nocives à long terme voir même thérapeutiques dans certains cas, mais les habitudes qui en découlent peuvent conduire au manque de motivation, de courage, d’ancrage et de virilité. « Ce que la marijuana t’offre en créativité, elle te le reprend dans l’incapacité d’agir »(Sacha Guitry). Contrairement à l’alcool, le cannabis n’aide pas la transe, il nous ramollit de trop.

Les plantes Enthéogènes peuvent devenir des médecines de l’âme lorsqu’elles sont utilisées dans leur contexte. C’est le cas des champignons, la DMT, l’Ayahuasca, l’Iboga, le Peyote et apparentés Elles ne sont pas inoffensives, les blessures spirituelles engendrées par des « forçage de porte » peuvent devenir irrémédiables. Prudence donc, il est important de se sentir prêt, humble et accompagné d’un vrai chamane.

De toutes ces drogues, aucune n’est réellement destinée à la transe, ce sont des drogues de visions, d’endurance ou de détente. Les drogues dansantes sont apparues plus récemment et sont la plupart synthétiques.

Même sans expérience, j’invite à refuser les amphétamines. Speed, Taz, Ecstasy et autres hasardeux bombons multicolores très facile à se procurer. Nous n’avons aucun recul sur ces molécules fraichement inventées. Il existe tant de produits qu’il est impossible de les classifier. C’est un peu la roulette russe, certains en sont morts pour êtres mal tombés. Aucun intérêt à prendre ce risque quand on a envie de construire une vie.

De toute façon, nous n’avons plus besoin de ces drogues de l’endurance pour tenir la soirée, le grounding économise nos forces, et nous permet d’en puiser de nouvelles à mesure que l’on danse.

Faute de n’avoir pas encore trouvé une plante saine, les drogues qui sont le plus adaptés à la transe seraient le LSD, la MDMA et le poppers. Quoique qu’elles ne soient pas sans risques, leurs effets sont mieux connus. L’habitude du LSD tends à nous garder perchés et incapables de s’intéresser aux choses quotidiennes de la vie. L’habitude à la MDMA assèche notre glande du bonheur et peut nous reprendre à jamais tout le bonheur conquis, il faut le voir comme du bonheur à crédit. Elle nous amène à serrer la mâchoire qui aboutit à l’usure des dents tout comme les acides. Le poppers, bien que légal aide la transe mais de courte durée, il est plus contrôlable mais reste extrêmement dangereux à long terme. C’est un oxydant puissant qui altère la qualité du sang et peut mener au SIDA, théorie officiellement controversée  mais pourtant scientifiquement documenté. Prudence donc.

Le grounding amplifie les effets des substances et inversement, elle change la perception de l’expérience mystique, en la faisant passer du récréatif au psychotrope avec des sensation de paix et de canalisation proche de la DMT. L’expérience de puissance de l’âme, le contact avec la souveraineté, la vérité, la présence, l’amour inconditionnel ont pour effet de guérir nos souffrances les plus profondes.

Malheureusement, les drogues sont des outils à double tranchant, elles peuvent nous élever tout autant que nous détruire. La dépendance peut vite s’installer. Nombreux sont ceux qui se laissent illusionner dans un sentiment de fausse force. Certains jeunes ne savent même plus s’amuser sans.

Le grounding permet justement de savoir jouir de la musique sans même l’utilisation de drogues. La plupart des drogués ne prendront jamais autant de plaisir à danser qu’un transeur.

Servons-nous-en comme une fierté et un bouclier contre la tentation.

 

 

redescente

Redescente

Toute substance psychoactive implique une redescente dans la matière. Une morosité physiologique peut s’installer ainsi que la nostalgie de l’expérience. Il peut devenir fatigant d’avoir à se concentrer sur des taches quotidiennes. Ma technique consiste à reprendre une activité physique quotidienne. Faire du sport, ou bien tondre la pelouse, prévoyez votre liste de taches qui ne nécessite pas trop de réflexion intellectuelle car vous êtes encore en méditation et que vous digérez vos révélations. Mieux encore, mettez à jour des taches qui trainent et qui vous hantent. Une fois réalisées, vous aurez une plus grande sensation d’utilité et vous reviendrez plus facilement sur terre.

C’est le moment pour honorer et remercier, retranscrire les informations que vous avez reçu et les mettre en application. Si l’expérience vous aide réellement à vous connaitre et mettre en pratique, alors vous pouvez vous offrir le droit de recommencer, un jour, lorsque vous aurez bien assimilé et intégré les visions et que vous avez de nouvelles questions sur vous-même.

La vraie vie se trouve dans la matière, dans le travail et le collectif, ces expériences solitaires ne doivent pas dériver en plaisirs égoïstes obsessionnels, mais dans un but de se comprendre, de guérir ses blessures et de devenir bienveillant, dans le service aux autres et dans l’action concrète.

N’hésitez pas à partager vos conseils et expériences en commentaire

Suivant ->

<- Précédant

La Conscience

La transe est un « état second », « ayant à la fois une dimension psychologique et une dimension sociale »

La transe a été popularisée par les images spectaculaires de « sorciers » dont le corps était agité de soubresauts et les yeux révulsés. Dans les soirées « techno » (les rave party), il a pu être noté que, sans connaissance du phénomène, une forme de transe pouvait être produite par entrainement collectif. Source : Wikipédia

Il existe de nombreuses formes de transe, visant des objectifs différents, il m’est impossible de la décrire tant elle varie en fonction des cultures.

La transe à travers la danse m’a permis de m’observer de façon détachée et de me voir sans les filtres de l’égo. Il peut cependant être difficile pour certains d’accepter de voir leurs propres démons, ce qui est généralement source de Bad trip. Avant de vouloir accéder à des états modifiés de conscience, il vaut mieux avoir une intention éclairée.

Un article du journal du Boom festival titrait que les DJ sont les chamanes des temps modernes en permettant une savante alchimie entre la musique, la danse et les drogues. Le triangle magique.

Certaines mouvances dans la musique transe associées à l’image du Christ Cosmique inspirent à la pureté. Elles nous invitent à sacraliser le moment et nous offrir à l’orgasme de se sentir en âme, dépourvu de toute angoisse et en paix avec l’univers. De là nous comprenons que sa nourriture est dans le service aux autres. Toutes nos sombreurs peuvent ainsi être observées, comprises et pardonnées.

Certains DJ n’ont parfois pas conscience du potentiel qu’ils offrent mais l’effet fonctionne sur n’importe le type de musique pourvu qu’il y ait une pulsation régulière. En revanche, certains effets sonores sont parfois contreproductifs à l’état de transe. Un bon DJ devrait avant tout être un bon transeur.

Suivant ->

<- Précédant

La Guérison

Chaque maladresse du mouvement témoigne d’une blessure que le grounding aidera à guérir. Il aide à réaligner toutes nos cellules dans une même unité. Le bercement permet de détendre toutes les parties de notre corps où chaque nouvelle liberté de mouvement conquise, sera une souffrance nettoyée.

L’efficacité est impressionnante et durable. De transe en transe, vous vous apercevrez de vos progrès et gagnerez plus d’espace en vous et autours de vous. Vous vous sentirez de plus en plus à l’aise dans la plupart des danses.

Où que vous alliez, quoi que vous fassiez, vous aurez le rythme dans la peau. Vous pourrez même entrer en transe où que vous souhaitiez avec un rythme en tête.

Vous nagez maintenant comme un poisson dans l’eau, ivre de bonheur et heureux de réussir à supporter à présent certaines musiques qui ne deviennent plus un martelage de cerveau. Vous n’avez plus peur, vous avez pris le train en marche. Tel un robot, vous ne ratez plus un seul temps, vous êtes possédés par le son, voir obsédé.

Vaillant et valeureux, Vous entrez dans le cercle de ceux qui sont présent sur le même mode que vous. Dans l’envers du décor.

Tout ce que vous pouvez à présent craindre, c’est que l’on vous croit drogué et qu’on vienne vous demander si vous n’avez pas quelque chose à vendre. Mêmes les plus perchés seront frustrés de ne plus savoir quoi prendre pour pouvoir goûtez ce que vous vivez.

Vous découvrirez peux être un nouveau regard sur les discothèques qui servent à la fois d’oubli pour des gens de peu de foi, mais qui recèlent un trésor caché pour les aventuriers. Ainsi vous pourrez peux être danser dans l’antre du diable tout en pensant au Christ. De cette pensée démarra ma découverte des potentiels inconnus de la danse. Je vis aujourd’hui le dancefloor comme un endroit où j’y viens puiser mes forces.

Suivant ->

<- Précédant

Premières brasses

Autant les groundeurs sont peu nombreux en occident, autant ceux qui phasent leurs bras sont rares.

Ne tentez pas de faire ressurgir votre peur du ridicule dans des mouvements maladroits si l’utilité ne vous en apporte pas de plaisir supplémentaire. Mieux vaut rester simple et se focaliser sur votre bien-être, commencez par ressentir le nouveau rythme dans tout votre corps.

Un fois que la sensation remonte, vos bras seront naturellement phasés, il suffira juste de les orienter. Laisser vos mains rebondir naturellement à la façon dont on bat la mesure. Ce ne sont pas vos doigts qui dirigent, les mouvements doivent être commandés par votre bassin, votre hara.

Les mouvements de bras permettent d’amplifier la sensation des basses, comme lorsque l’on drible un ballon ou bien que l’on plante un clou. La posture de la selle qui s’enfonce offre une sensation profonde du sol. Sur les couches musicales plus hautes ou plus subtiles, les bras vont nous permettre de faire jouir le haut du corps avec l’allégresse d’incarner chaque détail musical.

Pour apprendre, on peut commencer par imiter timidement et discrètement devant sa poitrine les mouvements du chef d’orchestre. Battez la mesure, concentrez-vous sur tous les moindres sons. Mettez-vous dans la peau d’un autiste, dans son cocon, obsédé par chaque détail. Concentrez vous uniquement sur la musique et votre bassin.

Utilisez la joie de connaitre cet état pour remplacer la peur du ridicule. Vous faites partie des rares personnes qui sont capables de bouger leur corps en rythme et de prendre un réel plaisir.

Contrairement aux autres danses qui comportent leurs codes de mouvements, le grounding ne comporte pas de règles en dehors de la direction du corps. Toute utilisation d’un mouvement intellectualisé et reproduit est contreproductive à la transe. Des techniques peuvent êtres apprises, mais oubliées pour laisser ensuite le corps être inspiré par les paysages, tel un pantin qui s’offre au DJ. Rechercher la syntonie du mouvement à la limite de la prescience nous fait aimer la musique inconnue perçue comme un nouveau voyage. Ce plaisir s’oppose à la musique pop qui est appréciée parce que connue.

Dès l’instant où nous ne pensons plus à nos gestes et que nous relâchons le contrôle de commande physique, alors commence la transe comme support de méditation.

 

Suivant ->

<- Précédant

Premiers pas

Les danses traditionnelles du monde ont presque toutes un mouvement vers le bas (grounding) tandis que les occidentaux ont naturellement l’envie de sautiller. Surtout depuis l’arrivée des musiques modernes telles que le rock, la pop ou le disco.

La raison de vouloir revenir à un mouvement tribal nait de l’envie de synchroniser son corps sur la musique. Le contact au sol est toujours conservé par l’un des deux pieds. Dès lors, nous pouvons être plus précis dans nos mouvements et en phase avec le rythme, c’est le plus important à retenir.

Les danseurs ont le sens du rythme dans la tête mais rares sont ceux dont le corps est en phase. Alors que c’est là qu’opère la magie.

 

Personne n’est ridicule quand il danse, l’importance est dans la joie et la bienveillance partagée.

Je comprends la mal aisance du regard des autres pour l’avoir vécu jusqu’à découvrir le grounding.

Pour vous aussi, c’est terminé.

Après avoir lu ceci, vous vivrez une tout autre expérience et la peur s’évanouira.

Il n’est jamais beau de regarder quelqu’un qui danse pour se mettre en valeur. En revanche, regarder quelqu’un jouir et prendre plaisir seul est fascinant. Au lieu de chercher à plaire, mieux vaut chercher son bonheur.

 

Pour prendre un réel plaisir, il faut tout reprendre à zéro.

Demi-tour toute !

N’essayez pas de corriger votre danse car vos mouvements sont contradictoires au but recherché.

Arrêtez-vous, restez raides.

Tout en vous concentrant sur le son, vous allez essayer de produire des micro mouvements qui tassent sur le beat.

Vous y êtes…

Tel un bébé qui se fait bercer, vous commencer à vous oublier…

Ça fonctionne même si vos mouvements restent très discrets. Si vous avez encore la peur des autres, sachez que personne ne pourra se douter que vous expérimentez sans confiance.

Pour commencer, vous pouvez garder les bras ballants, lâches comme des algues, comme si vous faisiez l’idiot. Gardez le haut du corps détendu.

En fonction de la musique, vous serez soit tenté de plier les 2 genoux ensembles, ou bien d’adopter la marche du militaire comme si chaque beat était la marche d’un escalier. Une autre posture naturelle consiste à prendre appui alternativement en formant des pas chassés. En revanche vous ne pourrez jamais décoller les 2 pieds ensembles. Le fait de perdre le sol fait perdre la transe.

Une fois que votre assise sera bonne dans votre bassin et que vous ressentirez bien le sol, vous commencerez à vous sentir à l’aise et y prendre du plaisir.

Je vous recommande de fermer les yeux ou regarder vos pieds pour 2 raisons. Premièrement, il vous faudra fuir toute distraction extérieure et oublier le regard des autres pour rentrer à l’intérieur de vous et deuxièmement pour ne pas perdre votre rythme en regardant les autres qui sont déphasés. Car en réalité, peu de gens gardent le temps, La plupart se trémoussent.

Vous deviendrez alors un repère pour ceux qui vous entourent. Certains commencerons peux être même à danser sur votre rythme, sans savoir les conséquences positives d’une telle découverte hasardeuse.

Vous serez un guide. Un métronome.

 

Suivant ->

<- Précédant

Néo Chamanisme

Le terme « Grounding » est employé au sein des danses latines pour désigner le fait de toujours garder au moins un pied au sol. C’est une posture qui oblige le corps à tasser la pulsation.

Je me force à répéter que ce n’est pas une danse, bien au contraire, c’est un état d’esprit qui invite à l’inspiration et à danser comme on le souhaite, ou plus précisément, permettre au corps de s’exprimer par lui-même. La danse médecine, ou danse des cinq rythmes est une très bonne approche pour gouter ce plaisir.

Les groundeurs auront beaucoup de mal à convaincre les jumpeurs des bénéfices d’une telle direction tant qu’ils ne l’on pas expérimentés par eux même.

C’est un autre monde, une autre expérience, qui change notre état d’esprit et notre perception des autres. Plus individuel, mais aussi plus ouvert (Yin), où la gêne laisse place au plaisir et où l’égo laisse place à l’amour. On dépense moins d’énergie, on est beaucoup plus attentif à la musique, plus introspectif, jusqu’à pouvoir atteindre des états méditatifs profonds lorsque nous lâchons tout contrôle mental. Cet état permet d’activer certaines substances vers des voyages en conscience peu explorés en occident.

Une voie s’ouvre vers une nouvelle culture qui invite à placer la musique électronique au cœur du sacré, où le dancefloor devient un lieu d’introspection et de guérison dans la joie.

Une foule qui grounde est une foule en phase, où la vue de l’horizon nous montre ce que veut dire danser sur un même rythme.

J’aimerais tant voir naitre de mon vivant des festivals de musique dédiés au grounding, où l’on tasse le beat en masse à la manière dont les indigènes transent sur les tambours. Des lieux où l’on apprendrait à nourrir la terre de notre feu rituel et nous réunir dans un même cœur.

Tout reste à inventer.

Suivant ->

<- Précédant

Ground the Beat !

En opposition aux mouvements de sautillement généralement pratiqués en danse, « the grounding » (mettre à la terre), désigne l’action de descendre le bassin sur les pulsations d’un rythme.

Le grounding n’est pas une danse, elle n’enseigne pas de gestuelle. C’est une connaissance inspirée des arts martiaux qui nous ouvre les portes d’un nouveau paradigme. Celui de la transe.

Notre corps ne peut pas se mouvoir en deux directions opposées simultanément. Dirigé par notre hara (le bassin) on devra donc choisir entre donner ou recevoir. L’expérience qui en découle sera radicalement différente, voir transcendantale.

Yang

On est naturellement appelés à danser en donnant de nous-même, en nous offrant aux autres dans des joies partagées. On exprime notre enthousiasme par des explosions d’énergies ou par le chant. On discute, on se regarde, on aime faire rire les autres par nos pitreries. On est avant tout venu passer un moment amical. Que ce soit pour séduire ou nous mettre en scène, ces postures expriment une énergie qui provient de l’intérieur et qui nous donnent l’envie de sauter.

Yin

C’est un état de réceptivité, plus sensible, un état d’intériorité. C’est l’état dans lequel on se trouve lorsqu’on écoute un artiste que l’on adore au casque. C’est l’état de celui qui kiffe dans son coin en fermant les yeux et qui donne l’impression que le monde peut s’écrouler autour de lui. Il est venu apprécier le concert et personne ne doit le déranger. Il n’a plus aucune pensée, il s’est oublié pour s’adonner à l’artiste tel une forme de possessivité ou d’hypnose. N’étant plus en opposition à la musique. Il l’autorise à laisser entrer de nouvelles informations, des émotions, des paysages, des voyages…

Cette posture permet une réception de l’énergie qui provient de l’extérieur.  Le bassin va naturellement chercher à s’enfoncer sur le beat. D’ici nait le grounding.

 

Au plus le corps et l’esprit restent Yin, au plus le mental lâche prise.

Au plus on lâche prise, au plus la transe s’installe.

 

Suivant ->

<- Précédant