Premières brasses

Autant les groundeurs sont peu nombreux en occident, autant ceux qui phasent leurs bras sont rares.

Ne tentez pas de faire ressurgir votre peur du ridicule dans des mouvements maladroits si l’utilité ne vous en apporte pas de plaisir supplémentaire. Mieux vaut rester simple et se focaliser sur votre bien-être, commencez par ressentir le nouveau rythme dans tout votre corps.

Un fois que la sensation remonte, vos bras seront naturellement phasés, il suffira juste de les orienter. Laisser vos mains rebondir naturellement à la façon dont on bat la mesure. Ce ne sont pas vos doigts qui dirigent, les mouvements doivent être commandés par votre bassin, votre hara.

Les mouvements de bras permettent d’amplifier la sensation des basses, comme lorsque l’on drible un ballon ou bien que l’on plante un clou. La posture de la selle qui s’enfonce offre une sensation profonde du sol. Sur les couches musicales plus hautes ou plus subtiles, les bras vont nous permettre de faire jouir le haut du corps avec l’allégresse d’incarner chaque détail musical.

Pour apprendre, on peut commencer par imiter timidement et discrètement devant sa poitrine les mouvements du chef d’orchestre. Battez la mesure, concentrez-vous sur tous les moindres sons. Mettez-vous dans la peau d’un autiste, dans son cocon, obsédé par chaque détail. Concentrez vous uniquement sur la musique et votre bassin.

Utilisez la joie de connaitre cet état pour remplacer la peur du ridicule. Vous faites partie des rares personnes qui sont capables de bouger leur corps en rythme et de prendre un réel plaisir.

Contrairement aux autres danses qui comportent leurs codes de mouvements, le grounding ne comporte pas de règles en dehors de la direction du corps. Toute utilisation d’un mouvement intellectualisé et reproduit est contreproductive à la transe. Des techniques peuvent êtres apprises, mais oubliées pour laisser ensuite le corps être inspiré par les paysages, tel un pantin qui s’offre au DJ. Rechercher la syntonie du mouvement à la limite de la prescience nous fait aimer la musique inconnue perçue comme un nouveau voyage. Ce plaisir s’oppose à la musique pop qui est appréciée parce que connue.

Dès l’instant où nous ne pensons plus à nos gestes et que nous relâchons le contrôle de commande physique, alors commence la transe comme support de méditation.

 

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